mardi 18 mai 2021

Accord franco-allemand

Une noisette de beurre en train de fondre au fond de la poêle accueille ma dizaine de saucisses de Nuremberg.


Sur le feu voisin une casserole d’eau bouillante salée réceptionne des spätzle dont la cuisson durera 18 minutes.

Bon, les saucisses sont dorées recto verso. Je passe à leur francisation… Je les recouvre d’un petit pot de crème épaisse provenant de la ferme de Viltain proche de Versailles. 


Sous influence berlinoise, mais revendiquant l'appropriation de ces bavaroises dans le patrimoine hexagonal, je fais tomber une bonne cuillerée de curry breton (curcuma, coriandre, cumin, fenouil, poivre noir, moutarde, fenugrec, gingembre, cannelle, clou de girofle, cardamome, dulse, wakamé, laitue de mer, nori). 


J'assaisonne d’une pincée de sel, et laisse réduire à feu doux.

Je goûte la sauce obtenue. Curieusement le parfum n’est pas aussi présent que j’escomptais après avoir reniflé les senteurs puissantes, à la fois exotiques et iodées, qui s’élèvent de la poudre cuivrée.

Je rajoute donc une seconde cuillerée de curry breton et réserve pour les quelques minutes qui restent avant que les pâtes ne soient cuites.

saucisse de Nuemberg, curry breton
Tempête sur Nuremberg

Bip, bip, bip… Je me dépêche d’éteindre le gaz sous la casserole des spätzle que j’évacue illico direction la poêle à l’aide d’une araignée. Je mélange bien au-dessus d’une petite flamme afin de bien imprégner les pâtes. Je repêche les saucisses d’une pince autoritaire, non mais, vous ne croyez tout de même pas que vous allez pouvoir vous planquer pour éviter l’assaut !

Je bombarde le champ de bataille de quelques déchirures de persil frisé du jardin avant de le déplacer vers la table.

spaetzle, curry breton, saucisses de Nuremberg
La bonne du curry


Nous passons à l’attaque. L’accord est plutôt réussi.

Une incursion dans l’ARTE culinaire en quelque sorte !


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